Bien gérer son temps en tant qu’aidant
On ne vous apprend rien : le temps est la ressource la plus précieuse de l’aidant, et souvent la plus malmenée. Rendez-vous médicaux, démarches administratives, coordination avec les professionnels de santé, présence auprès du proche… les journées débordent. Voici des outils concrets pour reprendre la main !
1. Cartographiez votre réalité
Notez pendant une semaine chaque tâche liée à votre rôle d’aidant : transports, appels, démarches, présence physique… Mais notez aussi comment vous vous sentez après chaque mission : soulagé, épuisé, triste, en colère ? Cette cartographie émotionnelle est souvent bien plus révélatrice que la liste des tâches elle-même.
Bon à savoir : Elle permet de prendre conscience et est aussi précieuse à partager avec l’auxiliaire de vie et les autres membres de la famille pour faciliter la répartition des rôles.
2. Nommez les émotions que l’on n’ose pas dire
L’agacement face à une demande répétée, la lassitude d’un quotidien qui ne s’allège pas, l’ambivalence de se dire "j’aime mon proche, mais je suis à bout."... ces émotions sont taboues, et pourtant, elles sont universelles chez les aidants. Les refouler ne les fait pas disparaître. Les reconnaître, c’est déjà commencer à les traverser !
Bon à savoir : Ressentir de l’agacement ou de la fatigue ne fait pas de vous un mauvais aidant. C’est le signe que vous donnez beaucoup et que vous avez, vous aussi, besoin d’être soutenu.
3. Distinguez l’urgent de l’important (y compris pour vous)
Tout semble prioritaire quand on est aidant. Pourtant, toutes les tâches ne se valent pas. Classez vos actions : ce qui doit être fait aujourd’hui, et ce qui peut attendre. Et appliquez cette logique à vous-même : votre rendez-vous chez le médecin, votre heure de sport, votre appel à un ami, ce ne sont pas des luxes !
4. Créez des rituels de transition
Aidant le matin, professionnel l’après-midi, parent ou conjoint le soir… Passer d’un rôle à l’autre sans jamais souffler use profondément. Installez de petits rituels entre ces transitions : une courte marche, quelques minutes de silence, un café pris sans téléphone. Ces micro-pauses ne sont pas du temps perdu, elles sont ce qui vous permet de tenir.
5. Déléguez sans culpabilité
L’organisation ne suffira pas si vous continuez à tout porter seul. Identifiez ce que vous pouvez confier à l’auxiliaire de vie, à un autre membre de la famille, à un service d’aide à domicile.
Bon à savoir : Si vous ne savez pas par où commencer, l’équipe Petits-fils peut vous aider à structurer l’accompagnement avec l’auxiliaire de vie.